
Dans la Tour du sorcier, tout en haut, il y a une petite salle ronde. Il y a un tapis doux. Il y a des livres. Et il y a un grand bassin d’eau claire.
Lya est une sirène. Elle a une queue qui brille. Elle est gentille. Elle est un peu timide, mais très courageuse.
Aujourd’hui, Lya cherche un petit coquillage. Un coquillage doré. C’est son trésor. Elle le garde toujours près d’elle.
Mais là… il a disparu.
Lya ouvre grand les yeux. « Oh… mon coquillage ! »
Un Auteur d’histoire est assis près d’une plume géante. Il écrit lentement. Il sourit. « Je peux t’aider, Lya. Dans mon livre, je vois des indices. »
Un Lanceur de sorts arrive en trottinant. Il a une cape trop longue. Elle fait flap flap. « Moi aussi ! Je lance des sorts, mais doucement, hein. »
Lya prend une petite bulle d’air. « On cherche ensemble ? »
« Ensemble ! » disent les deux.
Ils regardent sous le tapis. Rien.
Ils regardent dans une botte. Rien.
Ils regardent dans le bassin. Plouf plouf… rien.
Lya fronce le nez. « Où est-il ? »
Soudain, une ombre rouge passe devant la fenêtre. Un grand Phénix tourne autour de la tour. Ses plumes font des étincelles.
Le Lanceur de sorts chuchote : « Oh. Le Phénix aime les choses brillantes. »
Lya a un petit tremblement. Puis elle se redresse. « Je suis courageuse. Je peux demander. »
Ils montent un escalier en colimaçon. Marche… marche… marche…
La porte du toit grince : iiiii.
Sur le toit, le vent fait whooo. Le Phénix est là. Il tient quelque chose dans ses pattes.
Ça brille.
Lya avance doucement. « Bonjour, Phénix. C’est mon coquillage. S’il te plaît. »
Le Phénix fait « Ffff ! » comme un feu qui boude.
L’Auteur d’histoire ouvre son livre. « Dans mon histoire, on peut être poli. On peut partager. »
Le Lanceur de sorts lève ses mains. « Je connais un petit sort de calme. Pas un sort qui pique. Un sort tout doux. »
Il dit : « Chut, petit feu. Dors, petit feu. »
Des paillettes bleues tombent. Le Phénix cligne des yeux. Il respire plus lentement.
Lya chante un tout petit chant de mer. « La-la… la-la… »
Le Phénix écoute. Sa tête penche. Il n’a plus l’air méchant. Il a l’air seul.
Lya demande encore : « Tu voulais jouer ? »
Le Phénix bat des ailes. Flap. Flap. Puis il pose le coquillage doré sur le sol.
Lya le prend avec ses deux mains. « Merci ! »
Le Phénix pousse un petit cri, pas fort. « Kii. »
Lya regarde son coquillage. Il a une petite marque rouge, comme un bisou de feu. Une jolie marque.
L’Auteur d’histoire rit doucement. « Oh ! Ton trésor a maintenant un signe spécial. »
Le Lanceur de sorts dit : « Et moi, j’ai appris à faire un sort tout doux. »
Lya réfléchit. Puis elle sort un deuxième petit coquillage, simple, blanc. « Tiens, Phénix. Un cadeau. Pour toi. »
Le Phénix le prend. Il le serre contre lui. Il ne boude plus.
Ils redescendent dans la tour. Dans la salle ronde, Lya met son coquillage doré dans une boîte bleue, bien fermée.
Et l’Auteur d’histoire écrit la fin : Lya a retrouvé son trésor. Elle a été brave. Elle a gagné un coquillage doré encore plus beau. Et elle a un nouvel ami, tout chaud, tout doux.
Lya sourit. « Bonne nuit, Tour du sorcier. »
Plouf plouf… tout va bien.